De nouvelles données publiées par Canalys montrent que les ventes mondiales de smartphones sont bien reparties en 2024, après deux ans de déclin.

Le cabinet d’analyse estime que 1,2 milliard de smartphones ont été écoulés, soit une progression de 7 % par rapport à 2023. Apple a été le premier à profiter de la reprise avec 225,9 millions d’iPhones vendus, un bon score qui en fait le leader du marché pour la deuxième année consécutive.

La progression des ventes en Amérique du Nord, couplée avec une expansion sur de nouveaux marchés, a aidé Apple à compenser un déclin en Chine.

Avec 222,9 millions de smartphones vendus, Samsung prend la deuxième position devant Xiaomi, troisième avec 168,6 millions d’unités, en progression de 15 %.

Transsion revendique la quatrième place pour la première fois avec une hausse de 15 % et Oppo complète le Top Cinq avec une croissance de 3 %.

Nouvelles tendances

La bonne performance d’Apple et Samsung est liée à la demande croissante de modèles haut de gamme, estime Sanyam Chaurasia, analyste senior chez Canalys.

Les iPhone 16 Pro et Pro Max ont enregistré un bond de 11 % par rapport aux ventes des modèles 15 Pro et Pro Max en 2023. Samsung a pour sa part bénéficié des meilleures ventes de ses S-series depuis 2019.

Les consommateurs choisissent de plus en plus le haut de gamme des appareils les plus en vue, « grâce à une différenciation plus claire des modèles de leur séries emblématiques par les fabricants sur un segment où les prix ne changent guère », précise Sanyam Chaurasia.

Pour Runar Bjorhovde, analyste chez Canalys, le redécollage du marché en 2024 se traduit par « le plus gros volume de ventes annuelles post-pandémie », alors que les consommateurs remplacent les smartphones utilisés pendant la crise du Covid et que les fabricants profitent de la hausse massive de la demande en offrant des produits abordables. Runar Bjorhovde remarque toutefois que la priorité accordée au volume fait monter la pression sur les marges pour de nombreux fabricants.

L’analyste ajoute que les fabricants doivent se préparer à une année 2025 compliquée. Si les pays émergents ont musclé la croissance en 2024, la dynamique va y faiblir tandis que différents facteurs comme l’instabilité économique et la mise en place de possibles droits de douane par Washington font peser des incertitudes sur le marché. « Pour réussir, il faudra que les fabricants trouvent le bon équilibre entre la performance à court terme, la gestion des stocks et les investissements à long terme », conclut Runar Bjorhovde.